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02 août 2018

Délivrance des captifs

délivranceDélivrance des captifs

Luc 4,14-21 


podcast

Cet épisode de la vie de Jésus, rapporté par Luc, est d’une grande importance. Pour en prendre conscience, il faut replacer ce récit dans la chronologie de la vie de Jésus.

   On est dans le tout début de son ministère public. Peu de temps avant, Jésus a été baptisé par Jean Baptiste. Au cours de ce baptême, Jésus a été rempli d’Esprit Saint (3,22) et nommé par la voix de Dieu : « Tu es mon Fils bien aimé, objet de mon affection" (3,22). 


  Puis, Jésus a été conduit par l’Esprit dans le désert, et tenté par le Diable pendant 40 jours. N’oublions jamais, que c’est Dieu qui a permis cette épreuve à son Fils (4,1). Non seulement Jésus est sorti vainqueur de la tentation mais il a aussi été rempli de la puissance de l’Esprit (4,14). C’était le but de l’épreuve permise par Dieu. Et c’est à partir de ce moment-là que Jésus commence son ministère public.

   Ce récit nous montre donc le but de la présence du Fils de Dieu parmi les hommes, et en même temps le plan de Dieu pour les hommes. En effet, après avoir lu une prophétie du prophète Ésaïe (62,1-2), Jésus annonce ouvertement que c’est Lui qui accomplit cette prophétie : « Alors, il se mit à leur dire : Aujourd’hui, cette parole de l’Écriture que vous venez d’entendre, est accomplie » (4,21).

   Cette prophétie d’Ésaïe, dont Jésus déclare qu’il est venu sur terre pour l’accomplir, nous permet de mieux cerner l’intention de Dieu pour les hommes lorsqu’il décide de s’incarner dans la personne de Jésus. 

   Quelle cette intention ? 

   La première chose qui vient à l’esprit du croyant qui connaît un peu les textes bibliques,  c’est que Jésus est venu pour sauver gratuitement les hommes de leurs péchés, en mourant sur la croix, et en ressuscitant le jour de Pâques.

   Ceci est parfaitement vrai, comme Jésus le dit lui-même en Jn 3,16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne hérisse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ». J’ajoute que c’est même le centre de la foi chrétienne.

   Mais pour beaucoup de croyants, la venue de Jésus se limite à cela : le salut de notre âme par le pardon de nos péchés.

   Ce que Jésus nous dit dans ce texte nous montre clairement que ce qu’il est venu accomplir dépasse largement le pardon et le salut de notre âme. Il est venu pour « guérir les cœurs brisés, délivrer les captifs, redonner la vue au aveugles, libérer les opprimés ». Et je ne serais pas fidèle au texte si je n’ajoutais pas : « annoncer la bonne nouvelle aux pauvres et proclamer une année de grâce ».

   Nous savons que c’est effectivement ce que Jésus a fait pendant les 3 ans de son ministère sur terre.

   En quoi ce texte nous concerne-t-il, puisque Jésus n’est plus avec nous sur terre ?

   Il est très important de pouvoir répondre clairement à cette question. Pour cela, je pose une nouvelle question : Qu’est-ce qui a permis à Jésus d’accomplir la prophétie d’Esaïe ?

   Le v. 14 nous donne la réponse : « Jésus retourna en Galilée avec la puissance de l’Esprit ».

   Comprenons bien ce que cela veut dire : Jésus n’a pas accompli la prophétie parce qu’il était le Fils de Dieu ; mais parce qu’il était rempli de l’Esprit de Dieu. 

   Allons encore plus loin : Jésus n’avait pas de puissance à lui. Toute la puissance qu’il manifestait, il la recevait de son Père (Jn 10,37-38). 

   Si Dieu a voulu que son Esprit soit répandu sur les disciples à Pentecôte, c’est pour qu’ils continuent à faire l’œuvre pour laquelle Jésus était venu. Et il en est de même pour tous les croyants de tous les siècles qui sont remplis de l’Esprit de Dieu. Cela nous concerne donc directement. Écoutons ce que dit Jésus : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais vers le Père (Jn 14,12).

   Dieu ne se contente pas de sauver nos âmes, en se désintéressant des blessures de toutes sortes qui affectent nos vies. Il veut aussi guérir nos cœurs.

   Dans une prophétie d’Ésaïe, Dieu fait dire à son prophète : « Ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé… C’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris » (Es 53,4-5).

   C’est une guérison totale que Jésus est venu accomplir : celle de notre corps, de notre âme et de notre esprit. Cette œuvre parfaite, il l’a accomplie à la croix.

   John Eldredge démontre, par l’absurde, le fait de croire que Jésus est seulement venu pour pardonner nos péchés. Ce serait, dit-il, comme de dire à un coureur qui se casse la jambe au cours d’un marathon : "Je ne t'en veux pasVas-y, termine ta course !" sans lui proposer de soigner la fracture.

   Les personnes abandonnées, martyrisées, abusées, traumatisées… ont besoin de quelque choses de plus que le pardon de leurs péchés. Elles ont besoin de guérison du cœur, de l’âme et de l’esprit.

    Aujourd’hui, la mission du Christ n’a pas changé. C’est toujours la puissance du Saint-Esprit qui guérit les blessures. La seule différence, c’est que Dieu a confié cela à son Église, à des croyants remplis de l’Esprit. Pas à des croyants qui se contentent de parler de l’Esprit. Non ! À des croyants qui s’abandonnent à la puissance de l’Esprit.

Quel est le processus de guérison des blessures de notre âme ?

   Pour le comprendre, il est important de faire la différence entre l’esprit de l’homme et son âme.

   L’esprit désigne la vie immatérielle de l’homme ayant son origine en Dieu et tournée vers Dieu. 

   L’âme, au contraire, est aussi de nature immatérielle, mais elle est tournée vers le monde sensible, et en contact avec lui, c’est-à-dire avec ce qui nous entoure et que nous percevons avec nos sens.

   Si on admet que l’esprit de l’homme est un lieu tourné vers Dieu, on comprend que  l’esprit de l’homme est malade s’il est séparé de Dieu. Au départ, donc, l’esprit de tous les hommes, sans exception, est malade à cause de la nature pécheresse que nous avons héritée d’Adam. C’est la raison pour laquelle la conversion à Christ et la nouvelle naissance en Christ sont indispensables.

   Comprenons bien ce qui se passe : Lorsqu’une personne accepte Christ dans sa vie, l’Esprit de Dieu descend dans son esprit et l’unit à Christ ; le croyant est né de nouveau, ou « né d’en haut". Il y a désormais un lieu en lui-même où le Saint-Esprit demeure. Il y a en lui une fondement saint et juste à partir duquel le Saint-Esprit rayonne dans l’âme du croyant, ainsi que dans son corps physique. Cela nous permet de bien comprendre que la parole de Jésus, dans Jn 14,23 n’est pas seulement une belle image, mais la réalité  « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons vers lui et nous ferons notre demeure chez lui ».

   Approprions-nous cette vérité : Dès l’instant de sa nouvelle naissance, le croyant doit savoir, doit comprendre que Christ demeure en lui, dans son esprit.

   Il doit comprendre aussi que c’est la présence de Christ dans son esprit qui va rendre possible la guérison de son âme blessée. Il ne doit surtout pas confondre son âme meurtrie qui a besoin de guérison, et son esprit où Dieu a fait sa demeure, et qui est le lieu intact, comme le dit Leanne Payne.

   Prenons un exemple concret : Lorsqu’un chrétien reçoit la guérison des émotion à la suite d’abus ou de carences affectives, il éprouve souvent une grande douleur et une grande confusion pendant le temps de la guérison de son âme. En effet, tous les sentiments, tous les souvenirs et toutes les émotions refoulés vous se manifester, ainsi que toutes les voix méchantes qui leur sont associés.

   Si ce chrétien pense que cette partie de son âme secouée par la tempête représente son esprit, il se sentira très éloigné de Dieu et pensera même que Dieu ne peut pas aimer un être aussi confus. S’il ne connaît pas la différence entre son esprit et son âme, il risque de perdre courage, pensant qu’il n’y a pas d’espoir pour lui.

   Il est donc capital que ce chrétien comprenne que malgré cette tempête qui souffle dans son âme, Dieu est toujours présent dans son esprit. Il pourra continuer à affirmer : « Mon esprit est un avec l’Esprit de Dieu. C’est mon lieu sûr ! Il pourra ainsi résister au découragement et faire confiance à Dieu qui est en train de guérir les blessures de son âme.

   Plus une personne est blessée, plus il est nécessaire qu’elle comprenne et affirme continuellement que Christ demeure dans son esprit. Il faut qu’elle apprenne à pratiquer la présence de l’Esprit : « Seigneur, je sais que tu vis dans mon esprit et que tu rayonnes dans mon être intérieur. Je sais qu’il y a un lieu intact en moi. Je t’appartiens, Seigneur, et je sais que c’est par ton Esprit que les blessures de mon âme guériront. Parce que c’est aussi pour cela que tu es venu sur la terre des hommes et que tu as répandu ton Esprit ».

   Il est important que les personnes qui ont besoin de guérison de l’âme ne restent pas seules, mais demandent à des chrétiens remplis de l’Esprit de prier pour elles.

   C’est une des missions des chrétiens et de l’église de manifester la puissance de guérison de l’Esprit.

   Beaucoup d’églises et de chrétiens ont oublié cette mission, parce que l’incrédulité s’est peu à peu installée dans les esprits. La rationalité a souvent pris le pas sur la foi. Les églises sont pleines de gens blessés, non guéris. Et ils ne trouvent personne dans l’église pour les aider. Ils se tournent alors vers les psy. qui font ce qu’ils peuvent pour soulager les souffrances de leurs contemporains. 

   Ce que Jésus a dit dans la synagogue de Nazareth est toujours vrai. Alors, demandez-lui de guérir ce qui a été brisé en vous. Demandez-lui de vous affranchir de tout asservissement, de vous libérer de toute captivité, comme il a promis de le faire.

   Et lorsque vous éprouvez des difficultés à le faire seul, demandez de l’aide à des chrétiens qui croient à cette mission. 

   Je sais qu’il n’est pas facile de confier ses blessures à quelqu’un. Mais est-ce facile de  cacher ses blessures et de vivre quotidiennement avec elles ? 

   Faites confiance  à Dieu. Jésus est venu pour nous sauver, mais aussi pour guérir nos blessures. 

10:54 Publié dans Prédications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : délivrance

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