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11 octobre 2017

Résister à la tentation

 

tentation

Alain NADAL

Résister à la tentation

 
Rm 8,2


podcast

 
   Aujourd’hui, je vais vous parler de la tentation.

Le NT aborde souvent ce thème, pour montrer aux croyants :

  1) ce qui est à l’origine de la tentation, 

2) pour nous dire que Dieu n’abandonne pas ses enfants lorsqu’ils sont confronté à la tentation, 

3) pour nous assurer que la victoire sur la tentation est toujours possible si nous utilisons les bonnes armes pour y résister.

 


Pour commencer, je dirai 3 choses :

    1) la tentation fait partie de la vie chrétienne. Personne n’y échappe, pas même Jésus lorsqu’il était sur terre, parce qu’il avait pris la condition de l’homme.

   2) Être tenté, ce n’est pas pécher. C’est succomber à la tentation qui est une faute. On a l’habitude de dire : « Oui, oui, je le sais ! » Il n’empêche que l’ennemi essaie de nous déstabiliser lorsque la tentation se présente en nous susurrant : « Tu te dis chrétien, mais tu vois bien que tu es comme les autres ; tu ne vaux pas mieux que les autres ! ». 

   3) C’est l’ennemi de notre âme qui nous tente pour essayer de nous détourner de Dieu ou pour  essayer de rompre notre relation avec Lui. Succomber à la tentation, c’est donc faire le jeu de Satan. Ce n’est donc pas une peccadille, car cela peut avoir des conséquences graves.

   Est-il utile de préciser que je ne parle pas de succomber à un carré de chocolat ou à une tartelette à la fraise ?

 

Quel est le mécanisme de la tentation : En 4 versets, Jacques nous montre l’origine de la tentation :  « Que personne, en présence de la tentation, ne dise : c’est Dieu qui me tente et me pousse à faire le mal. Dieu lui-même est inaccessible à la séduction du mal, il ne va donc pas pousser les autres à le commettre. Non, Dieu ne tente personne. Voilà plutôt ce qui se passe : lorsque nous sommes tentés, ce sont les mauvais désirs que nous portons en nous qui nous appâtent, nous séduisent et nous entraînent. Or, le mauvais désir, si nous lui cédons, conçoit et donne naissance au péché. Celui-ci, à son tour, une fois parvenu à son plein développement, engendre la mort. Ne vous laissez donc pas égarer sur ce point, mes chers frères » (Jc 1,13-16).

   Les « mauvais désirs » dont parle Jacques sont nombreux et engendrent des tentations de toute sorte plus ou moins conscientes. Beaucoup sont engendrés par la vue. Les publicitaires, les commerçants, petits ou grands, et quoi qu’ils vendent, se servent de la vue pour déclencher le désir chez les consommateurs. C’est la vue qui est directement en cause dans le vol, dans l’envie, la jalousie, l’adultère, la concupiscence, la pornographie. Mais d’autres mécanismes se mettent en place pour engendrer une foule d’autres mauvais désirs, comme l’orgueil, la vanité, la haine…

   Parmi ceux-ci, il y a la mémoire. Beaucoup de chrétiens ne sont pas conscients qu’ils jouent avec le feu lorsqu’ils s’autorisent à regarder n’importe quel film ou programmes télé, à lire n’importe quel romans, sans penser que les images ou les phrases dégradantes s’impriment dans leur mémoire et leur esprit, et peuvent les entraîner dans des tentations dont ils ne comprennent pas l’origine.

   Comprenons bien que ce n’est pas par lyrisme que Paul écrit aux Philippiens : « Que tout ce qu’il y a de vrai, de noble, d’honorable, ce qui a une réelle valeur et qui est juste, pur et digne d’être aimé occupe vos pensées. Tendez vers tout ce qui s’appelle vertu et qui mérite la louange » (Ph 4,8). Les images sales dans lesquelles on se complaît n’ont jamais engendré des pensées pures !

Le NT ne se contente pas de décrire la tentation ; il nous montre que Dieu ne nous abandonne pas dans la tentation. En effet, il nous fait des promesses, et nous fournit des armes spirituelles.

Voilà une promesse : « Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ai été humaine ; Dieu est fidèle et ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces ; mais avec la tentation, il donnera aussi le moyen d’en sortir, pour que vous puissiez la supporter » (1 Co 10,13).

   Ceci est important à comprendre : Paul n’envisage jamais que certaines tentations seraient si fortes que l’homme ne pourrait pas y résister. Ce serait très pratique pour se disculper : « Ah ! c’était plus fort que moi ! ». NON ! L’Esprit Saint nous dit, par l’intermédiaire de Paul, que Dieu permet que le croyant puisse résister à toutes les tentations, aussi fortes soient-elles.

Voilà une arme défensive : « Veillez et priez afin de ne pas tomber en tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible » (Mc 14,38). C’est Jésus qui nous parle de cette arme efficace, la prière, dont il s’est servi lui-même. Accordons-lui l’importance qu’elle avait pour Jésus.

Autre promesse importante : Dieu est avec nous dans la tentation : « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai moi aussi de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver les habitants de la terre » (Ap 3,10). Parmi les épreuves, il y a la tentation.

Voilà, frères et sœurs ce que nous dit la Parole. Je résume ce que je viens de dire :

- Le NT démonte le mécanisme de la tentation : nous sommes donc prévenus.

- Il explique comment lutter contre la tentation : cela devrait nous aider.

- Il nous dit que Dieu n’abandonne pas les croyants dans la tentation : C’est bon de le savoir.

Alors, comment se fait-il que les croyants succombent encore aux tentations ? 

Paul l’explique très bien en Rm 7,14-23 que je lis maintenant : Lecture

Dans ce texte, au v 23, Paul parle de 2 lois qui s’opposent et se font la guerre en lui : la loi de Dieu à laquelle il prend plaisir, et la loi du péché dont il est captif

   Ce que Paul dit de lui, nous l’avons aussi vécu ! : même lorsque les croyants veulent obéir à la loi de Dieu qu’ils aiment, ils sont incapables de vaincre la loi du péché qui est eux, s’ils combattent avec leurs propres armes. Et ils finissent, à plus ou moins long terme, par succomber aux tentations.

   Cette constatation serait désespérante si Paul en était resté sur ce constat d’échec programmé contre la tentation. 

   Mais l’apôtre va nous faire prendre conscience de plusieurs faits réels qui, si nous les comprenons bien, vont nous permettre de résister aux tentations. 

   Le premier fait est décrit en Rm 6,6 : « Nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec Lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l’impuissance, et que nous ne soyons plus esclaves du péché ».

   Paul nous invite ici à prendre au sérieux ce fait : Si nous croyons que Christ à été crucifié pour le pardon de nos péchés, nous devons croire aussi que notre vieille nature, héritée d’Adam, est morte avec Lui, et que le péché n’est plus notre maître.

   Cette prise de conscience nous permet de comprendre un autre fait, aussi important et décisif : Nous ne nous appartenons plus ; nous appartenons désormais à Christ. Paul le dit en Gal 2,20 : « J’ai été crucifié avec Christ, et ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ».

   Lorsque nous nous approprions cette vérité, lorsque nous la confessons à Dieu dans notre prière personnelle, lorsque nous remercions Dieu pour cette grâce inouïe que Dieu ai fait sa demeure en nous, nous n’avons plus de mal à comprendre que notre esprit est uni avec l’Esprit de Christ. Et c’est cette vie de Christ en nous qui va nous permettre de résister à la tentation.

   Jésus était parfaitement uni avec son père. C’est la raison pour laquelle il n’a jamais succombé aux tentations qui ont été aussi fortes et nombreuses que les nôtres (Heb 4,15). Eh bien, aussi longtemps que nous serons unis à Christ, les tentations ne pourront pas nous vaincre.

   Cette union avec Christ, je la comparerais volontiers à une armure, au temps où les armes les plus redoutables étaient les flèches des arcs. Aussi longtemps que le soldat gardait son armure, aucune flèche ne pouvait le blesser, même si elle s’écrasait sur son armure. Mais si pour une raison ou pour une autre, il ôtait son armure, c’était à ses risques et périls !

   Tout à l’heure, je parlais de la guerre que se livrent deux lois, à l’intérieur de nous : la loi de Dieu, et la loi du péché. En Rm 8,2, Paul parle de ces deux lois en d’autres termes : La « loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ », et la « loi du péché et de la mort ». Et il écrit ceci : « La loi de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a libéré de la loi du péché et de la mort ».

   Le Saint Esprit nous presse d’accorder aux mots la valeur qu’ils ont. N’édulcorons pas ce que Paul dit ici. C’est la VÉRITÉ !!! Paul n’a pas écrit ces lignes pour se faire plaisir, mais pour faire comprendre aux chrétiens qu’ils seront, non pas épargnés par les tentations, mais vainqueurs des tentations aussi longtemps qu’ils auront conscience que Christ vit en eux, et qu’ils restent en communion avec Lui.

   Le danger qui guette les chrétiens, c’est de croire qu’avec une volonté farouche, ils ne succomberont pas aux tentations. Certes, la volonté n’est pas à négliger ou à mettre de côté.  Mais nous le savons tous : la volonté est fluctuante. Elle dépend souvent du contexte dans lequel on se trouve. Nous ne pouvons pas nous fier à elle. 

   La seule force qui permet aux croyants de résister aux tentations, c’est la loi de l’Esprit de vie en Jésus Christ. ll n’y en a pas d’autres, car elle est immuable !

   L’expression « loi de l’Esprit de vie » n’est pas facile à comprendre.

   Pour permettre de comprendre le mécanisme de la victoire, je propose de remplacer le mot « loi » par le mot « puissance ». Cela donne : « La puissance de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a libéré de la puissance du péché et de la mort ». Approprions-nous cette promesse : « La puissance de l’Esprit de vie en Jésus-Christ m’a libéré de la puissance du péché et de la mort » !!!

   Frères et sœurs, cette puissance n’est pas extérieure à nous ; elle est en nous. Elle ne vient pas de nous, elle vient de Christ qui vit en nous. Elle est à notre disposition lorsque la tentation se présente. Elle nous est donnée pour que nous nous en servions.

   C’est la conscience de cela qui fait que nous pouvons résister aux tentations. Ne nous lassons jamais de rendre gloire à Dieu pour cette œuvre de libération.

   Je voudrais ajouter un dernier point, avant de repasser la parole à Danielle. Si je le place à la fin, c’est qu’il est important de le comprendre et de le mettre en pratique.  

   Avec la venue de l’hiver, la télévision diffuse une publicité pour des pastilles contre les maux de gorge. Le message est le suivant : « À traiter dès les premiers symptômes ».

   Eh bien frères et sœurs, il en va de même avec la tentation. Si nous la laissons s’installer dans notre esprit, si nous ne prenons pas immédiatement les armes spirituelles dont j’ai parlé plus haut, la lutte intérieure va durer, elle va nous perturber, envahir notre esprit, et il y a de fortes chances que nous n’en sortions pas vainqueur. Car, à partir du moment où nous discutons avec la tentation, elle gagne irrémédiablement du terrain.

   La tentation, c’est comme le mal de gorge : Ça se traite aux premier symptômes.

   

16:03 Publié dans Prédications | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tentation

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