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12 mars 2010

Placer sa confiance en Dieu

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Placer sa confiance en Dieu 

 

Je vous propose de lire le Psaume 23

1 L'Eternel est mon berger : je ne manquerai de rien.

2 Il me fait reposer dans de verts pâturages,

 Il me dirige près des eaux paisibles.

3 Il restaure mon âme,

Il me conduit dans les sentiers de la justice,

A cause de son nom.

4 Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort,

Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi :

Ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort.

5 Tu dresses devant moi une table,

En face de mes adversaires ;

 Tu oins d'huile ma tête,

Et ma coupe déborde.

6 Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront

Tous les jours de ma vie,

Et je reviendrai dans la maison de l'Eternel

Pour la durée de mes jours.

 

   Il est difficile de savoir exactement dans quelles circonstances ce psaume a été écrit. On pense à un pèlerin venu à Jérusalem pour célébrer une fête. Cet homme est tout imprégné des chants qu'il a chantés, des prières qu'il a faites et des enseignements qu'il a reçus au Temple ; son cœur est débordant d'amour pour Dieu et il exprime sa confiance en Dieu au moment où il s'apprête à retourner chez lui. Il sait qu'il va devoir affronter les périls du voyage (désert, soif et faim, brigands, bêtes sauvages). Mais il sait aussi qu'il ne sera pas seul pour ce voyage périlleux. Pour exprimer cette certitude d'être accompagné et la confiance qui l'habite, il emploie une image magnifique : Il se sent comme une brebis auprès de son berger. J'ai envie de dire : comme son berger personnel : L'Eternel est mon berger.

   Il est important que nous puissions avoir cette même image gravée sur notre cœur et dans notre mémoire, et de dire : je suis la brebis de ce berger qui est le Bon berger.  Il est important que nous puissions avoir la même confiance en Dieu que l'auteur de ces paroles. En effet, la Bible n'a pas été transmise pour nous distraire ou faire de nous des gens cultivés ; elle l'a été pour nous faire grandir dans la foi, c'est-à-dire dans la confiance en Dieu. En grec et en latin, le mot  foi  et le mot  confiance  sont exprimés par un seul mot : pistis/fides).

  Peut-on dire qu'on a foi en Dieu (le Dieu de la Bible) si on n'a pas confiance en lui ? Non !  Dans ce cas, on croit en un Dieu dont on s'est fait un portrait plus ou moins déformé, souvent dans un registre où l'amour est absent : un Dieu sévère, indifférent, injuste, sourd... Cette croyance n'a rien à voir avec la foi,  avec la confiance. Ceux qui voient Dieu comme cela sont comme les enfants nés sous X : Ils imaginent leur Père céleste, mais ne le connaissent pas.

  En effet, l'amour de Dieu pour les hommes est le thème central de la Bible : Je t'aime d'un amour éternel ; c'est pourquoi je te conserve ma fidélité (Jr 31.3) ; Jn 3.16 : Dieu a tellement aimé le monde...

  Pour de multiples raisons, les femmes qui accouchent sous X veulent rompre tout lien avec leur enfant et l'abandonnent. Dans la relation homme-Dieu, quand il y a abandon, ce n'est jamais Dieu abandonne l'homme ; c'est toujours l'homme qui abandonne Dieu. Le psalmiste a clairement exprimé cette certitude : Tu es mon secours, ne me délaisse pas, ne m'abandonne pas, Dieu de mon salut ! Car mon père et ma mère m'abandonnent, mais le Seigneur me recueillera (Ps 27.9-10).

  Les enfants nés sous X passent souvent leur vie à essayer de retrouver leur mère et leur père. C'est un besoin vital pour leur équilibre affectif et identitaire : nous avons tous besoin de savoir qui sont nos parents pour savoir qui nous sommes. La recherche est éprouvante, car les lois en vigueur dans notre pays ne permettent pas de fournir des informations à l'enfant abandonné. Dans la relation homme-Dieu, c'est l'inverse qui se passe : C'est toujours Dieu qui nous cherche et qui fait tout pour se faire connaître des hommes. Comment ? Par le Saint-Esprit, la Bible, la vie de Christ, les témoins de la résurrection, l'enseignement des disciples et le témoignage des croyants qui, de génération en génération, ont proclamé de l'amour de Dieu.

  Dieu cherche chaque être avec passion pour lui révéler son amour. Mais beaucoup de baptisés pensent pouvoir se passer de cette relation intime avec Dieu : ils ne cherchent pas vraiment ; donc, ils ne trouvent pas. Et en fin de compte, pour eux, Dieu reste lointain. Et pourtant, c'est en apprenant à comprendre Dieu que l'homme  apprend à se connaître lui-même.

  Lorsque Dieu est perçu comme un Dieu lointain, comment peut-on lui faire confiance dans les orientations de la vie, dans les choix décisifs que nous avons à faire et dans les épreuves ? Quand la confiance est absente, il n'est pas étonnant que lorsque tout va mal, l'homme se sente seul, abandonné, et se mette à accuser Dieu d'être injuste.

  Le Psaume 23 est une merveilleuse confession de foi qui nous montre un chemin : Celui de la confiance que chaque croyant peut placer en Dieu. Les images sont fortes pour le dire. Celle du berger qui prend soin de tout ce qui concerne la vie de sa brebis : l'Eternel est mon berger : je ne manquerai de rien. Il la garde, il la nourrit et la désaltère : Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige près des eaux paisibles (2). Il l'encourage : Il restaure mon âme (3a). Il lui montre un chemin sûr : Il me conduit dans les sentiers de la justice (3b). Il l'accompagne dans les moments difficiles : Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi (4a). Il la protège et la défend : Ta houlette et ton bâton, voilà mon réconfort (4b).

Si vous avez placé votre confiance en Dieu, vous pouvez  témoigner que Dieu agit ainsi.

  Au v 5 nous avons une autre image forte : celle d'un personnage haut placé qui prend un homme sous sa protection et qui le fait savoir à tout le monde, à l'occasion d'un grand repas. Les ennemis de ce protégé sont en face de lui, mais ils ne peuvent rien contre lui : Tu dresses devant moi une table en face de mes adversaires. (Hebreu : en face de ceux qui m'attaquent). Cela nous fait penser à ce que Paul a dit : Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? (Rm 8.31)

  Dans la vie courante, nos adversaires sont des hommes. Mais dans le domaine de la relation homme-Dieu, nos adversaires sont les puissances du mal, comme le dit Paul : Nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang (c'est-à-dire contre les hommes), mais contre les principautés, contres les pouvoirs, contre les dominateurs des ténèbres d'ici-bas, contre les esprits du mal dans les lieux célestes (Eph 6.12). Les attaques spirituelles font partie de la vie du chrétien, au même titre que les tentations et les épreuves. Mais la victoire est pour le croyant, car Christ a vaincu les puissances du mal à la croix, et Dieu n'abandonne jamais ses enfants. Jésus a dit : Mes brebis entendent ma voix. Moi, je les connais, et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grande que tous ; et personne ne peut les arracher de la main du Père (Jn 10.27-29).

  Comment comprendre le v 6 ? : Le bonheur et la grâce m'accompagneront tous les jours de ma vie

 Cette affirmation semble être parfaitement irréaliste quand on pense aux difficultés de la vie. Et de plus, comment annoncer avec cette certitude de quoi sa vie sera faite demain ? Il est important de comprendre pourquoi le psalmiste n'est pas un doux rêveur, un utopiste invétéré.

   Le bonheur et la grâce (fidélité) dont il parle n'est pas ce qu'il ressent, mais ce qui est. Il n'en parle pas comme quelque chose de subjectif, mais comme un fait objectif. Qu'est-ce qui est objectif ? L'amour de Dieu, la bonté de Dieu, la fidélité de Dieu. Que nous les ressentions ou non, ça ne change rien : ils sont là, ils nous accompagnent chaque jour de notre vie, dans chaque circonstance. C'est un fait !

  Pour faire comprendre ce point capital qui peut changer la vie du croyant, je vais prendre un exemple. Un jour ou l'autre, il vous est sans doute arrivé de penser que c'était dimanche, alors qu'en réalité c'était samedi. Il y avait d'un côté ce que vous ressentiez : vous croyiez que c'était dimanche (c'est ce que j'appelle le subjectif) ; et de l'autre, ce qui était : c'était samedi (c'est ce que j'appel l'objectif). Cette expérience courante montre bien que ce qu'on ressent peut fausser complètement la réalité. Or, la réalité, c'est que le bonheur et la grâce accompagnent, comme son ombre, le croyant qui a placé sa confiance en Dieu. Le texte hébreu dit même : le bonheur et la grâce me poursuivent tous les jours de ma vie. Ce ne sont pas ses ennemis qui le poursuivent, mais le bonheur et la grâce du Seigneur !!

Retenons bien ceci : La foi ne se fonde pas sur ce que nous ressentons. Elle se fonde sur ce que dit la Parole de Dieu.

  Plus nous passons du temps avec Dieu, dans la prière, dans la méditation de la Parole, plus nous apprenons à connaître Dieu et plus nous expérimentons que sa bonté et sa fidélité ne nous quitent jamais. C'est ce que Dieu veut faire découvrir à chaque croyant. C'est ce que Paul et Silas vivaient, lorsque, après avoir été roués de coups et jetés en prison, ces 2 hommes priaient et chantaient les louanges de Dieu (Act 16.25).

  Pour grandir dans la confiance en Dieu, pour goûter à sa bonté, ne cloisonnons pas nos vies ; laissons Dieu régner dans tous les domaines de notre vie. Il n'est pas le Dieu de notre âme seulement ! Nous pouvons lui faire confiance pour tout : travail, argent, famille, couple, vie sentimentale, loisirs, vie relationnelle... Si Dieu n'est pas présent dans certains domaines de notre vie, c'est que nous ne voulons pas qu'il y soit, parce que nous savons inconsciemment qu'il ne serait pas d'accord avec notre façon de faire. Cela s'appelle : résister. Et résister à Dieu, c'est se priver de pouvoir goûter, chaque jour, sa bonté et sa fidélité. Car l'homme ne peut mettre sa confiance en Dieu que lorsqu'il s'abandonne à Lui.

  Un dicton affirme que l'appétit vient en mangeant. C'est la même chose pour la confiance en Dieu : elle grandit au fur et à mesure qu'on lui fait confiance. Ce n'est pas inné. C'est un apprentissage. Apprenez ce psaume par coeur. Faites-en votre prière de confiance. Votre confiance grandira. Et vous aurez du plaisir à revenir tous les jours dans la présence du Seigneur.

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 Je reviendrai dans la maison de l'Eternel pour la durée de mes jours

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