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09 avril 2009

Jésus nous précède en Galilée

 

 

Israël 001.jpg
Les justes fleurissent comme le palmier,

Ils croissent comme le cèdre du Liban.

Plantés dans la maison de l'Eternel,

Ils fleurissent dans les parvis de notre Dieu ;

Ils sont encore féconds dans la vieillesse,

Ils sont pleins de sève et verdoyants,

Pour annoncer que l'Eternel est droit.

Il est mon rocher, et il n'y a pas d'injustice en lui.

(Ps 92.13-16)

 

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Je vous propose, aujourd'hui, une méditation autour du récit de la résurrection de Jésus rapportée par l'Evangile de Marc 16.1-8.

 

Lorsque le sabbat fut passé, Marie-Madeleine, Marie mère de Jacques et Salomé achetèrent des aromates, afin d'aller embaumer Jésus. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent à la tombe tèrs tôt au lever du soleil. Elles disaient entre elles : Qui nous roulera la pierre de l'entrée du tombeau ? Elles levèrent les yeux et s'aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. Elles entrèrent dans le tombeau, virent un jeune homme assis à droite, vêtu d'une robe blanche, et elles furent épouvantées. Il leur dit l Ne vous épouvantez pas ; vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié ; il est ressuscité, il n'est pas ici ; mais voici l'endroit où on l'avait déposé. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée : C'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. Elles s'enfuirent tremblantes et hors d'elles-mêmes mais elles ne dirent rien à personne à cause de leur effroi.

 

Le fait de connaître et de relire les textes de la résurrection de Jésus depuis tant d'années risque de nous empêcher de comprendre l'état d'esprit des disciples et de ceux qui avaient suivi Jésus, lorsqu'ils ont vu que le corps de Jésus était déposé dans une tombe, comme n'importe quel autre homme. Pour eux, c'était comme si tout s'écroulait. Souvenez-vous de ce que les disciples d'Emmaüs ont dit à leur compagnon de route qu'ils n'avaient pas reconnu : Nous espérions que ce serait lui (Jésus) qui délivrerait Israël, mais avec tout cela, voici le troisième jour que ces événements se sont produits, c'est-à-dire : le 3e jour que Jésus est mort ! (Lc 24.21). On peut facilement imaginer que tous les autres disciples étaient dans le même état d'esprit

Cela a dû être terrible ! En effet, tout ce que Jésus leur avait dit, toute l'espérance qu'ils avaient placée en lui en le voyant guérir les malades, ressusciter les morts, tous ses enseignements sur le Royaume de Dieu... tout cela s'écroulait, partait en fumée ; parce que Jésus était mort et enterré, victime d'un procès injuste initié par des chefs religieux, et exécuté par le pouvoir politique en place !

Nous le savons tous : plus on place haut ses espoirs, plus la chute est terrible lorsque l'espoir est déçu.

C'est la même désillusion qui devait occuper l'esprit des 3 femmes mentionnées dans notre texte, Marie-Madeleine, Marie mère de Jacques et Salomé. Pourtant, contrairement aux disciples, elles trouvent encore la force d'agir. A cause du sabbat, elles n'avaient pas eu le temps d'embaumer le corps de Jésus. Alors, le dimanche, de grand matin, elles reviennent à la tombe pour ce rituel. C'est tout ce qu'il leur reste à faire : embaumer un mort !

Mais au moment où elles arrivent devant la tombe, en se demandant comment elles vont pouvoir rouler la pierre qui ferme l'entrée, elles découvrent qu'elle est ouverte. Elles ont le courage d'entrer. Et là, leur vie va être bousculée, parce qu'un mystérieux jeune homme en robe blanche leur annonce une chose incroyable : "Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié ; il est ressuscité, il n'est pas ici". (v 6)

C'est déjà bouleversant d'entendre que Celui qu'elles croyaient mort est vivant ! Mais ce qui va changer leur vie, c'est ce que l'ange ajoute : "Allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée : c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit." (v 7)

Elles sont tellement effrayées qu'elles s'enfuient en courant, sans obéir tout de suite à la consigne que l'ange leur donne. Elles le feront plus tard.

La résurrection de Jésus est déjà, en soi, un événement « incroyable » ! Mais elle a en plus des conséquences extraordinaires : elle va permettre aux disciples et à ces femmes de revoir celui qu'ils aimaient, car Jésus les précède en Galilée.

Remarquez ce que dit l'ange : "Il vous précède". Il ne dit pas : "Il les précède", c'est-à-dire les disciples. Dans ce vous, il y a les disciples, bien sûr, mais il y a aussi ces 3 femmes. Dans ce vous, il y a aussi tous ceux qui aiment Christ : il y a vous et moi ! C'est une histoire qui nous concerne aujourd'hui encore.

C'est ça la bonne nouvelle qui change tout ! Cet ange ne leur dit pas que la rencontre avec le Ressuscité est pour plus tard, après leur mort, dans le Royaume de Dieu. NON ! C'est maintenant, sur cette terre, dans leur vie présente.

Alors, on peut imaginer que tout ce qui s'était écroulé dans leur cœur, dans leurs pensées, dans leurs espoirs, reprend forme. Un peu comme ces films de dynamitages d'immeubles que la TV nous montre régulièrement. Lorsqu'on nous repasse le film à l'envers, ce qui n'était qu'amas de poussière et de décombres se reconstruit soudain, et le bâtiment reprend l'aspect qu'il avait avant la destruction.

Alors, tout va-il pouvoir recommencer, pour les disciples et ces femmes, après cette résurrection ? OUI ! Comme avant ? NON ! Non, pas comme avant : Bien mieux qu'avant. Pourquoi ? Parce que Jésus est ressuscité, c'est-à-dire : Il est vivant, pour toujours !

Bien sûr, ces 3 femmes et les disciples ne peuvent pas encore comprendre vraiment ce que signifie cette résurrection. Pour le comprendre, il faudra qu'ils soient témoins de l'ascension de Jésus et de l'effusion de l'Esprit, le jour de la Pentecôte.

La résurrection de Jésus

La résurrection de Jésus n'a rien à voir avec celle de Lazare (Jean 11.1) ou celle de la fille de Jaïrus (Marc 5.21). Ces 2 résurrections, et toutes les autres étaient des « signes » que le Royaume de Dieu s'était approché, dans la personne de Jésus ; des signes au même titre que les guérisons diverses opérées par Jésus, ou la multiplication des pains.

Si notre foi s'arrête à ces miracles visibles, il nous manque encore de comprendre l'essentiel. C'est bien ce que dit Jésus aux foules qui le cherchent partout, après qu'il ait multiplié les pains et les ait nourris : "Vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé des pains et que vous avez été rassasiés." Ces gens sont loin de comprendre ce que Jésus voulait leur faire comprendre. Ils ne voient que le miracle des pains multipliés, mais ne comprennent pas le sens profond de ce signe.

Alors, Jésus ajoute : "Travaillez, non en vue de la nourriture qui périt, mais en vue de la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle, celle que le Fils de l'homme vous donnera." (Jn 6.26-27)

Je viens de dire : "Si notre foi s'arrête à ces miracles visibles, il nous manque encore de comprendre l'essentiel." Que faut-il donc comprendre ? Il faut comprendre que dans la nuit de Pâques, Dieu a arraché Jésus à la mort, cette mort qui n'avait aucun droit sur lui. Il a ainsi prouvé que la personne de Jésus tout entière est la VIE. N'est-ce pas ce que Jésus avait dit à ses disciples : "Je suis le chemin, la vérité et la vie ?" (Jn 14.6) Et ne dit-il pas à Marthe, avant de ressusciter son frère Lazare : "Moi, je suis la résurrection et la vie." (Jn 11.25)

Avoir foi au Christ, c'est beaucoup plus que croire en lui : c'est recevoir sa Vie, comme le dit 1 Jean 5.11-12 : "Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est en son Fils. Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n'a pas le Fils de Dieu n'a pas la vie."

« Il vous précède en Galilée »

Il y a 2 mots importants dans cette affirmation : le verbe : précéder ; et le lieu : la Galilée.

J'aimerais que le Saint-Esprit vous permette de visualiser la scène que ce verbe nous montre. « Précéder », cela veut dire : marcher devant. L'ange dit à ces 3 femmes, et donc à nous : "Celui qui est vivant pour l'éternité, Celui qui est la vie, Celui qui donne la vie marche devant vous, pour peu que vous veniez au rendez-vous qu'il vous fixe."

Permettez-moi d'insister sur l'importance de ce verbe précéder : Jésus ne nous « attend » pas en Galilée ; il nous « précède », il « marche » devant nous. Concrètement, cela veut dire que la rencontre que le Christ ressuscité propose aux croyants n'est pas une vie « statique », mais une « marche », une marche permanente à sa suite.

Il est important de remarquer que Jésus n'a jamais demandé à ses disciples de « l'accompagner ». Il leur a toujours demandé de le « suivre »: "Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres (Jean 8.12) ; Suivez-moi, et je vous ferai pêcheur d'hommes (Matthieu 4.19) ; Si quelqu'un me sert, qu'il me suive." (Jean 12.26)

Sommes-nous conscients des implications extraordinaires de cette affirmation : il vous précède en Galilée ? Sommes-nous conscients de la force qu'elle peut nous donner si nous la prenons au sérieux ?

Pour nous conduire dans notre vie de tous les jours, pour nous soutenir dans les épreuves, pour nous apprendre à pardonner, pour nous guider dans nos choix, Jésus nous précède.

Quand nous avons besoin d'être encouragé, d'être relevé, d'être consolé, guéri ...  Jésus ne se fait pas attendre, il ne se fait pas prier. NON ! : Il nous précède, il marche devant nous ! Cela veut dire qu'il est déjà là lorsque nous nous adressons à Lui ; il est déjà là lorsque nous désirons le rencontrer. Il connaît notre situation. Il connaît nos besoins, notre cœur, notre personnalité ; il nous ouvre toutes les portes et prépare les chemins où il nous veut nous conduire.

Le psalmiste avait déjà exprimé cette merveilleuse certitude qui ne peut que renforcer la confiance que nous pouvons placer en Dieu : "Où irai-je loin de ton Esprit, et où fuirai-je loin de ta face ? Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au séjour des morts, t'y voilà. Si je prends les ailes de l'aurore, et que j'aille demeurer au-delà de la mer, là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira." (Ps 139.7-10)

Prenons conscience que ceci n'est pas de la poésie : c'est la vérité !

Où Jésus nous précède-t-il ?

En Galilée. Jésus n'a pas choisi ce pays à pile ou face ! En effet, c'est là qu'il a commencé son ministère. C'est là qu'il a accompli ses premières guérisons qui étaient autant de signes forts que le Royaume de Dieu était proche, comme il l'a dit lui-même (Mc 1.15). C'est là enfin, qu'il a choisi  12 hommes pour les former dans le but d'en faire des disciples.

C'est comme si Jésus voulait dire aux femmes et aux disciples : "Je vous donne rendez-vous là où tout a commencé, et je vous appelle à un nouveau commencement. Je vais vous quitter physiquement, mais je serai toujours avec vous, par l'Esprit que je vais vous envoyer."

Qu'est-ce que notre Galilée ?

Dans l'histoire d'un homme ou d'une femme, il y a au moins 2 commencements indispensables. Le premier, c'est le jour de notre naissance. Le second, c'est le jour de notre rencontre avec le Christ ressuscité, c'est-à-dire le jour où nous nous rendons au rendez-vous qu'il nous a fixé en Galilée.

Beaucoup de personnes rencontrent Jésus, dans leur enfance, à travers l'école biblique et le catéchisme. Beaucoup ont entendu dire qu'il est ressuscité le matin de Pâques. Mais, concrètement, qu'est-ce que cela a changé dans leur vie ?

Pour que notre vie change, il faut que nous rencontrions le Christ ressuscité et que nous marchions à sa suite. Il faut un re-commencement, une conversion, une nouvelle naissance. C'est cela notre Galilée !

C'est dans ce re-commencement, dans cette rencontre, que le Christ va pouvoir insuffler sa VIE, dans chaque domaine de notre vie : notre famille, l'église, nos rencontres, notre travail, nos loisirs...

Alors, nous expérimenterons que Christ marche devant nous dans nos souffrances, nos maladies.

Il marche devant nous dans nos doutes, nos faiblesses, nos péchés, sachant que c'est par sa mort et sa résurrection que nous sommes pardonnés et que nous recevons sa vie.

Il marche devant nous dans nos joies, nos espérances, nos aspirations, nos dons... Bref, tout ce qui compose notre vie. C'est dans tout ceci que Jésus nous appelle à venir vers Lui pour qu'il y mette sa Vie.

La vie chrétienne ne devrait jamais être cloisonnée. Il ne devrait pas avoir de domaines où nous acceptons que Dieu règne, et d'autres où nous préférons gérer nous-mêmes les choses. La vie chrétienne englobe la totalité de notre vie et de notre être. Et Christ nous appelle à le rencontrer dans cette totalité.

Une chanson d'un chanteur de variétés célèbre commence ainsi : "Pour moi la vie va commencer, en revenant dans ce pays, là où le soleil et le vent, là où mes amis, mes parents avaient gardé mon coeur d'enfant."

Vous voyez, même ce chanteur qui semblait être comblé par la vie, aspirait à un nouveau commencement. Le pays dont il parle lui a-t-il apporté ce qui pouvait vraiment le combler ?

Ce qui peut combler le coeur d'un homme, c'est ce que j'exprime en modifiant les paroles de sa chanson :

Pour moi la vie a commencé

En me rendant en Galilée,

Là où Jésus marche devant,

Là où mes péchés, mes tourments

Ont été guéris par son sang.

 

Pour moi la vie a commencé

En me rendant en Galilée,

Là où Jésus ressuscité

M'a précédé pour me donner

Sa vie, et la force d'aimer.

 

Jésus appelle chaque homme, chaque femme à se rendre en Galilée.

Si vous ne vous êtes pas encore mis en marche, pourquoi ne le feriez-vous pas maintenant ?

Si vous vous êtes arrêtés en chemin, pourquoi ne pas décider maintenant de repartir ?

Le Seigneur a pour vous le même amour que pour ceux qui l'ont déjà rejoint. Il ne vous juge pas, il ne vous menace pas , il ne vous  condamne pas: Il vous appelle, car il vous aime et veut vous donner le meilleur : Sa VIE.

 

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L'ange leur dit : Ne vous épouvantez pas;

vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié ;

il est ressuscité, il n'est pas ici.

 

 

 

 

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